Une nouvelle étape judiciaire a été franchie dans l’affaire de l’effondrement d’un immeuble en construction à Demoudoula. Le propriétaire du bâtiment ainsi que l’ingénieur chargé du projet ont été placés en détention provisoire, vendredi 24 juillet 2026, après leur audition par le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Dixinn. Ils ont été transférés à la Maison centrale de Conakry dans l’attente de la suite de la procédure.
D’après des informations concordantes, les deux hommes sont poursuivis dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de l’écroulement de cet édifice de neuf étages en chantier.
La justice cherche à déterminer les responsabilités pénales liées à ce drame, qui a coûté la vie à huit personnes selon le bilan officiel.
Les victimes ont été inhumées le même jour, suscitant une vive émotion au sein des populations locales.
Interpellés par la Brigade de recherche de Kipé peu après les faits, les deux suspects devraient rester en détention pendant toute la phase d’instruction.
Celle-ci vise à rassembler les éléments techniques et testimoniaux nécessaires pour établir les causes exactes de l’effondrement.
Au terme de cette procédure, le magistrat instructeur décidera de leur éventuel renvoi devant une juridiction de jugement ou d’un abandon des poursuites.
Parallèlement, le chef de chantier, également cité dans le dossier, demeure en fuite. Les autorités judiciaires indiquent que des recherches sont en cours pour le localiser et l’entendre.
Ce drame relance les interrogations sur le respect des normes de construction dans la capitale guinéenne, où la multiplication des chantiers s’accompagne souvent de défaillances en matière de contrôle technique.
Des sources proches du ministère de l’Urbanisme évoquent des irrégularités potentielles, notamment en ce qui concerne les autorisations administratives, la qualité des matériaux utilisés et le suivi des travaux.
Les autorités avaient, dès les premières heures suivant l’incident, promis des mesures fermes pour situer les responsabilités et prévenir de tels accidents.
Dans un contexte d’urbanisation accélérée, plusieurs acteurs du secteur appellent à un renforcement des mécanismes de régulation et à une application rigoureuse des textes en vigueur.
L’évolution de cette affaire est suivie de près par l’opinion publique, tandis que les familles des victimes attendent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette tragédie.
Fodé Soumah






